Rouen, 21h42 et 18 secondes.
Après un petit apéro, je et les autres sortâmes avec nos sacs à dos remplis, en majeure partie de pochette skyisantes à caractères abreuvatiques.
Une longue marche nous attends. Armé de ma doucle pointure 41 et de ma chemise 40%polyester-60%coton, j'enquête les autochtones. "Y a pas grand chose, cette année." Hum, apparemment, le Rouennais moyen est, malgrès les apparences, plutôt sympathique.
Mais l'enquête s'avère difficile, et, au bout d'une demi-heure de marche, nous entendons moultes sons provenants d'ici et là.
Au goût du jour, de la techno. Et ils osent appeller ça une fête de la musique, sans déconner !
Mais, comme je suis accompagner, par respect du goût, comme toute bonne personne bien éduquée, je m'arrête et me repose (mais pas les oreilles) les jambes. C'est fou ce que les gens sont moches, on devrait les ranger par beauté. Enfin, passons.
Un peu plus tard, à mon plus grand bonheur, je découvre une bonne pioche : un peu de rock et de variété française ! Enfin !
A peine le temps de se reposer qu'on est reparti, pour ne rien manquer. Et mon estomac fait glou-glou alors je gloups le sac de gros ou encore celui du druide, mais rien y fait, on marche encore et encore, toujours plus vite, à la conquête d'autres horizons ! Quelques gorgées plus tard, on se retrouve ensemble, après des années de route...sur la terrasse d'un bar. On sue comme des chiens, alors, on se déshydrate tout en écoutant les quelques rastas, plutôt reposant.
Enfin, c'est fini. 1h30.
J'ai bien bus, et je sens que demain, au réveil for work, je vais avoir la gueule qui va coller à l'oreiller. Je suis amorphe.


